Une nuit de plus...

{ 01:29 , mardi 5 juin 2007 } { 2 commentaires } { Lien }

Je devrais deja etre a Luxembourg, voire a Metz. Et pourtant je suis au Ramada Inn de Newark, New Jersey. J'ai du passer la nuit ici apres avoir manque de justesse ma correspondance hier soir. La faute a US Airways, puisqu'on est partis de Phoenix avec environ une heure de retard. La compagnie m'a paye l'hotel (99$) et les repas (20$). Finalement, ce contretemps m'arrange bien. Ca m'a permis de couper un peu, et de pouvoir me reposer dans un vrai lit avant d'attaquer l'epuisant vol transatlantique. Je repars tout a l'heure vers 17h, et j'arriverai a Luxembourg mercredi a 10h. Autrement dit pile poil pour aller bosser (la chaine est tout pres de l'aeroport en plus)... Bon je sais pas dans quel etat je serai, mais je n'ai pas trop le choix !

Fabrice m'a envoye un mail depuis San Francisco, il s'ennuie tout seul. Il doit deja etre a Philadelphie en ce moment. C'est un peu triste les fins de voyage...




Déjà la fin...

{ 11:05 , dimanche 3 juin 2007 } { 2 commentaires } { Lien }

Jour 19 : San Francisco

Qu’il est frustrant de ne rester que 48h ici... A peine le temps de survoler. J’espère que ce n’est que l’avant-goût d’un prochain séjour, plus prolongé. Hier, Fabrice et moi sommes donc sortis pour une petite tournée des bars, dans le quartier de North Beach. Un coin qui fait un peu penser à Pigalle, avec ses nombreux sex-shops et ses strip clubs. Rassurez-vous, on a opté pour des bars plus convenables !

Hélas à 2h, c’est ceinture partout. Fermeture générale (loi de Californie). Quand on ne veut pas aller en boîte, il n’y a plus qu’à acheter des canettes dans un grocery… C’est ce que nous avons fait, avant d’aller se poser dans un square tranquille. Retour à pied (comme dirait l’autre, ''la route est droite mais la pente est forte'' !) et coucher à 5h30 après avoir rencontré un jeune SDF devant l’hostel. Au passage, les homeless sont partout à San Francisco (13ème ville des USA, mais 3ème en fonction du nombre de sans-abris…).

Cet après-midi, le soleil a enfin daigné se montrer (même si le pull reste de rigueur !). On a traîné dans les rues et les boutiques autour de Union Square.

Autour de cette jolie place bordée de palmiers, de beaux hôtels et des grands magasins. Il y a notamment un Levi’s Store qui doit être le plus important de la planète. Normal, San Francisco est la ville où débuta l’histoire du blue jean (1847). Beaucoup de monde dans les rues : pour les Américains, le dimanche est vraiment le jour du shopping.

Ce soir, sortie dans Haight Ashbury, le fameux quartier hippie. Allez, plus qu’une nuit pour profiter de ''Miss Liberty'' (autre surnom de San Francisco). Fabrice aura lui un jour de plus avant son retour dans le New Jersey. Demain je dois donc partir à 6h30 pour entamer un horrible marathon de plus de 24h dans les aéroports et les avions (San Francisco International – Phoenix – New York Newark – Frankfurt – Luxembourg). Arrivée prévue mardi à 13h30. Le blog sera encore alimenté pendant quelques jours… Au fait, merci à tous de nous avoir suivis J




''Everybody's Favourite City''

{ 10:49 , samedi 2 juin 2007 } { 1 commentaires } { Lien }

Jour 18 : San Francisco

    Il est quasiment impossible de ne pas aimer San Francisco. Surnommée par les Américains ''Everybody’s Favourite City'' (la ville préférée de tout le monde), cette cité portuaire de 750 000 habitants ne manque décidément pas de charme. Elle ne ressemble à aucune autre, avec son urbanisme original (maisons colorées, peu de gratte-ciel), son relief impressionnant, son majestueux Golden Gate Bridge, ses célèbres cable-cars… Sans oublier sa diversité culturelle (berceau de la mouvance hippie et première communauté homosexuelle au monde, ville historiquement très tolérante). Seuls points négatifs : la vie chère et le microclimat quasi-breton. Le ciel semble bleu à l’horizon mais la ville est noyée dans la grisaille, accompagnée d’un vent frais et parfois d’un léger crachin. On a donc rangé les shorts et les maillots au fond de nos sacs ! Ce matin, on se lève avant 9h, un record depuis Albuquerque. Pas le choix : on veut profiter de la voiture une dernière fois pour traverser le Golden Gate. Dommage, le haut de l’ouvrage est encore masqué par la brume et la vue est totalement bouchée, notamment côté Pacifique. Mais c’est quand même un sacré pont (2 kilomètres de long). On s’arrête à plusieurs endroits pour avoir différents angles de vue, notamment à Fort Point.

Après quelques corvées (lavage de la voiture, plein d’essence, restitution du véhicule chez Avis), nous allons à Fishermans Wharf, le port de San Francisco, qui donne sur la baie éponyme. L’endroit est très fréquenté par les touristes, et les prix s’en ressentent. Ici, on mange surtout des fruits de mer. Je prends un sandwich au crabe, Fabrice un clam showder (soupe crémeuse servie dans une boule de pain) et nous allons déguster ça sur la jetée, près d’un sous-marin militaire. Face à nous au milieu de la baie de San Francisco se trouve la petite île d’Alcatraz. L’ancienne prison fédérale abrite aujourd’hui un musée.

Marcher dans San Francisco, c’est très agréable mais c’est dur pour les mollets. Gravir des pentes à 30٪, redescendre puis remonter… Demain on essayera le cable-car ! Mais les rues sont vraiment belles. On se rend sur Union Street, incontournable ce week-end en raison du Union Street Festival.

La fête se déroule de jour, en pleine rue sur plusieurs centaines de mètres. Il y a des petits concerts, un marché d’art, et des buvettes pleines à craquer. Puisqu’il est interdit de boire sur la voie publique aux Etats-Unis, il faut entrer dans un beer garden dont l’accès est contrôlé par des vigiles. Cet espace entouré de grillages fait un peu parc à bestiaux, on a du mal à accéder au bar et il est presque impossible de circuler.

Avec Fab, on s’étonne de voir autant de bourges en lunettes fumées Prada, Dior, Channel (rappelons qu’il n’y a pas de soleil). La plupart des gens ont entre 25 et 35 ans. C'est pas vraiment le style Vieilles Charrues ! Dans les appartements et sur les toits, on aperçoit plein de fêtes alcoolisées alors qu’il n’est que 15h. Pas emballés par l’ambiance, on ne s’éternise pas et nous rentrons à notre hostel tout proche. Situé dans un parc avec vue sur la Baie, l’auberge de jeunesse est très bien mais super calme. A priori, ce n’est pas ici qu’on s’amusera. Plutôt ce soir, on l’espère, dans les bars de quartier franciscains.




Dernière ligne droite...

{ 01:00 , samedi 2 juin 2007 } { 0 commentaires } { Lien }

Jour 17 : Los Angeles – San Francisco (California)

 

C’était l’étape la plus longue de notre périple. 700 kilomètres d’autoroute pour rallier les deux principales villes de Californie. Nous avons parfois roulé le long du Pacifique, mais le plus souvent de l’autre coté des montagnes. Côté mer, le littoral est plutôt joli, si l’on excepte les nombreuses plateformes offshore qui font un peu tache à l’horizon. Côté terre, on a pu voir pour la première fois des paysages plus verdoyants et notamment de nombreuses cultures, dont pas mal de vignes. La route des vins californiens n’est pas loin… Ce fut ensuite la traversée de la fameuse Silicon Valley et ses entreprises de haute technologie (Nokia, Apple, Intel, Yahoo!…) implantées autour de Palo Alto et San José. Le soleil, qui nous accompagnait depuis le matin, se voile juste avant d’arriver sur San Francisco. Ici, le brouillard fait souvent partie du paysage paraît-il. On traverse la ville jusqu’au Golden Gate Bridge, mais on ne le distingue que partiellement à cause de la brume. Tant pis, la traversée (payante) et les photos seront pour demain. SF est vraiment comme sur les photos : ça monte et ça descend. Mais pour le peu que j’en ai vu, cette ville a vraiment l’air différente des autres, ça se sent. On n’en verra davantage au cours du week-end.

Vers 20h30, la nuit est tombée et on se met à chercher un hostel pour ce soir. C’est là que les ennuis commencent. Un bon conseil : ne faites pas comme nous, n’arrivez jamais à San Francisco un week-end sans avoir rien réservé ! Toutes les auberges de jeunesse affichaient complet pour ce soir. Heureusement, il restait des lits dans un hostel pour les deux prochaines nuits (autour de 25$ par personne). Quant aux motels en ville –nous en avons fait plusieurs, leurs prix sont exorbitants par rapport à ce qu’on a l’habitude de payer. Quasiment rien en dessous de 100$, c’est délirant. Après négociation avec un Chinois, on a réussi à trouver une très belle chambre pour 91$, dans le nord de la ville c’est-à-dire bien située. Ce soir, seul Fabrice est allé faire un tour dans le quartier. Demain, lever tôt pour profiter quelques heures encore de la voiture. Les prix à San Francisco n’ont donc rien à voir avec Los Angeles. Ca tombe bien, la ville non plus. Et j’ai comme l’impression qu’elle le vaut bien.




Bye bye LA

{ 11:37 , vendredi 1 juin 2007 } { 0 commentaires } { Lien }

Jour 16 : Los Angeles

 

On ne regrettera pas vraiment LA. Ville disproportionnée, trop de bouchons sur les autoroutes, plages pas vraiment paradisiaques, et au final (à mon avis) pas grand-chose de très intéressant à voir. Peut-être faut-il savoir où aller… En fait, je regretterai davantage l’hostel où nous avons passés de bons moments et fait de belles rencontres. C’est toujours enrichissant de parler avec des voyageurs du monde entier. Beaucoup ne restent qu’une nuit, avant de prendre un autre vol vers l’Australie, le Japon ou Hawaï. L’aéroport international de LAX est une escale obligée pour ces destinations. Du coup, à part les énormes Boeing qui nous survolent à basse altitude toutes les minutes, on était vraiment dans un petit paradis…Ici, il y avait tout ce dont on a besoin, pour pas cher.

Hier, on s’est contenté d’une balade à Venice Beach, la plage des sportifs. Mais en fin d’après-midi, il faisait beaucoup trop froid (avec le vent) pour se mettre en maillot. Si le temps est globalement ensoleillé ici, il ne fait guère meilleur que l’été à Porspoder, Finistère… Gilet obligatoire presque à toute heure !

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La soirée fut calme (couchés à 1h), et cette fois nous sommes en forme pour attaquer le dernier trajet, celui qui nous mènera ce soir à San Francisco pour un week-end qui sera certainement bien trop court. La route sera longue puisqu’on veut longer la cote autant que possible. Let’s go on the road again…




Au coeur d'Hollywood

{ 02:22 , jeudi 31 mai 2007 } { 2 commentaires } { Lien }

Jour 15 : Los Angeles

 

 

Retour à Burbank où nous avons prévu de faire la visite des studios de la Warner Bros. 42$, c’est pas donné. Le VIP tour débute par un film de 10 minutes, condensé des multiples longs métrages et séries télé produites ici. Puis, notre guide nous emmène à bord d’un petit train. Malheureusement, la période actuelle est assez calme. Un seul film en cours de tournage (nous n’en verrons rien évidemment), et aucune série. Pour la première partie de la visite, les appareils photo et autres caméras ont été littéralement confisqués. Dans cette grande maison de l’industrie hollywoodienne, tout est contrôlé. Nous entrons sur le plateau de ''Two and a half men'' (''Mon oncle Charlie''), actuelle sitcom à succès aux Etats-Unis. On visite aussi les ateliers, où sont fabriqués les décors et stockés des milliers d’objets. Là, derrière des centaines de fauteuils empilés, notre guide ouvre une porte. Dans ce placard, un lieu culte reconstruit à l’identique…

Vous reconnaissez bien sûr le Central Perk de Friends, symbole d’une décennie de succès. Ce programme est –sans doute pour très longtemps– la plus grande fierté de la Warner. L’ancien studio de Friends porte d’ailleurs le nom de la série. Le café est un espace réduit (une douzaine de mètres carrés), mais on a toujours cette impression quand on vient sur un plateau…

Le petit train s’attarde aussi sur les extérieurs, un ensemble de bâtiments formant comme une petite ville (fantôme). A l’intérieur d’une cour, on reconnaît immédiatement les portes d’entrées du Cook County Hospital de la série Urgences (voir album). Nous passons devant des décors de rues évoquant ici New York, là Boston ou encore Los Angeles. Il y a des immeubles, des maisons, une église, des commerces, des espaces verts… Le guide nous cite de nombreuses scènes où ont servis tel ou tel décor (The Gremlins, Les Infiltrés, Casablanca…)

Enfin, on nous conduit dans le musée de la Warner où se trouvent de nombreux costumes originaux ou objets ayant servis lors de tournages. Il y a la fameuse porte mauve de l’appartement de Monica dans ''Friends'', un moule ultra réaliste du visage de Vanessa Redgrave dans ''Nip/Tuck'', les badges de tous les docteurs d’''Urgences'', les costumes des acteurs des ''Infiltrés'', mais aussi des Emmy Awards, deux Oscars, et une salle entière réservée à Harry Potter. Bref c’était plutôt sympa, même si on n’a pas pu entrer dans les studios de ''Cold Case'' ou ''Without A Trace'' (''FBI Portés Disparus'').

Histoire de rester dans l’univers d’Hollywood, nous sommes ensuite montés sur la fameuse montagne. La route monte à pic et traverse un quartier résidentiel de luxe. Au sommet, j’escalade une colline et me voilà à une cinquantaine de mètres en contrebas du Hollywood Sign. Juste pour avoir une idée, chaque lettre mesure 15 mètres sur 9 ! L’accès est interdit, mais la vue est magnifique malgré la pollution.

 

Retour à Inglewood vers 20h et soirée bien arrosée jusqu’à 5h du mat’ avec Alejandro, Monica, David et Ryan (photos dans le post de ce soir).

A l’heure où j’écris ces lignes il est plus de 14h, et nous venons de décider d’un commun accord de rester à LA une nuit de plus. San Francisco est trop loin, et on est trop crevés. Et puis avouez qu’on n’est pas mal ici… 

 




Prochain post ce soir

{ 11:12 , mercredi 30 mai 2007 } { 3 commentaires } { Lien }

Pour cause de flemme, le blog ne sera remis à jour que dans la soirée (c'est à dire demain matin pour moi). Thank you for understanding !




R.A.S.

{ 10:42 , mardi 29 mai 2007 } { 6 commentaires } { Lien }

Il y a presque plus à dire de nos nuits que de nos journées à LA. Hier soir, on s’est couchés à 3h30 après avoir fait la fermeture du bar de notre hostel, et ensuite une petite fête dans la chambre des Néo-Zélandais (deux quadras légèrement alcooliques) On était une dizaine, c’était plutôt sympa.

Du coup, il est chaque jour un peu plus tard quand on prend la route… 13h aujourd’hui, cap sur Hollywood pour approcher un peu le Hollywood Sign (les lettres géantes). En fait, c’est pas gagné. Notre plan de la ville ne mentionne que les grands axes, et le relief du site fait qu’il est difficile d’y accéder. En plus, noyée dans la pollution, l’enseigne mythique n’est pas visible de très loin. On est donc allés à Griffith Park. De là on peut gravir la colline (qui s’appelle le Mont Lee) par le biais d’un chemin de randonnée. En bas, un panneau indique en gros : ''Attention aux animaux dangereux, notamment aux serpents à sonnette''. Vu la chaleur, ça fait légèrement peur. Personnellement, je ne tiens pas vraiment à rencontrer un crotale. On marche pendant quelques minutes sur ce sentier sablonneux qui monte à pic. Finalement, on se rend vite compte qu’on est très loin du Sign, alors on préfère redescendre et trouver un meilleur spot.

Par la route, c’est pas mieux. On prend une autoroute qui nous emmène au nord, derrière la colline, vers Burbank. C’est le quartier de tous les studios : Warner Bross, ABC & Walt Disney, NBC… Toutes ces enceintes sont mythiques pour l’ami Fabrice, qui tente –sans résultat– de s’introduire chez Mickey (Sorry, it’s private). Nous visiterons demain les studios Warner.

Quant au Hollywood Sign, on s’est renseigné ce soir : il y a une route pour approcher à une centaine de mètres. Ce sera donc pour demain. Résultat des courses : quatre heures à conduire dans LA, 50 miles parcourus et pas grand-chose d’intéressant au final. Quoi qu’il arrive, on quittera cette ville jeudi avec l’impression de n’en avoir pas vu grand-chose. Mais y a-t-il vraiment quelque chose à voir ? Et encore on a une voiture… A pied, ce serait la cata puisque le réseau de métro est pitoyable et que n’importe quel trajet en bus dure une bonne heure. Allez, on va quand même faire quelque chose ce soir : le Whisky A Go Go Bar, club de rock mythique sur Sunset Bld, West Hollywood. Ca nous changera du bar lounge du Backpackers Paradise Hostel…

P.S. : Damien, si tu pouvais laisser tes impressions sur LA, vu que tu es venu couvrir les Oscars pour NRJ y’a quelques années. Bon c’était depuis une chambre d’hôtel je sais, mais t‘as sûrement visité quelques trucs…). Merci !

 




Comme dans ''Alerte à Malibu''

{ 11:15 , lundi 28 mai 2007 } { 5 commentaires } { Lien }

Jour 13 : Los Angeles

 

Un Brestois, une Marseillaise, des Néo-Zélandais, un Londonien… Voila le genre de rencontres qu’on peut faire dans un hostel (auberge de jeunesse à l’américaine). On y est tellement bien qu’on pourrait presque y passer la journée. Mais bon, on est quand même là pour visiter. Autant le dire tout de suite, on n’a pas fait grand-chose aujourd’hui. Mais ce n’est pas pour autant qu’il n’y a rien à raconter !

Il est déjà midi quand on se met en route, direction Hollywood boulevard. On met une bonne demi-heure pour y arriver, tellement la ville est gigantesque. Sur notre carte, quelques centimètres seulement représentent 16 kilomètres !  Au loin, on aperçoit pour la première fois le fameux HOLLYWOOD inscrit en lettres blanches sur la montagne, véritable emblème de la capitale mondiale du cinéma. Quant au boulevard, il n’a strictement aucun intérêt. On nous avait prévenu, et c’est vrai que c’est un peu glauque. Blindé de touristes, et pas franchement paradisiaque.

Nous entrons brièvement dans le complexe du Kodak Theatre, la salle qui accueille chaque année la cérémonie des Oscars. Sur le trottoir, on marche sur les étoiles roses du Walk of Fame. Environ 2300 célébrités du monde du cinéma, de la télévision et de la musique ont ainsi leur nom gravé dans le marbre.

 

Tous les trois mètres, des gens déguisés en personnages de films célèbres alpaguent les touristes pour se faire prendre en photo (moyennant dollars évidemment). Ici, on vend du rêve. Même Fabrice qui attendait ce moment depuis longtemps est déçu. On dégage vite fait pour emprunter Mulholand Drive. Cette route, rendue célèbre par le film de David Lynch, serpente dans les montagnes au nord d’Hollywood. On roule pendant des dizaines de kilomètres, le long des villas toutes plus luxueuses les unes que les autres. Retour par l’autoroute et direction la plage. Ce sera celle de Malibu, tout un symbole pour notre premier bain de la saison.

L’environnement est plutôt joli. Il y a un espace pour les baigneurs, et un autre (le plus important) pour les surfeurs. Le sable est fin et chaud, mais la mer est fraîche : environ 16º. Pour les habitués de Porspoder que nous sommes, ce n’est pas insurmontable… mais la baignade sera assez brève. Vers 18h30, on s’apprête à partir quand on voit débarquer Kelly Slater himself, sa planche de surf sous le bras. Accompagné d’une autre surfeuse célèbre et d’un troisième type, il se pose à quelques mètres de nous ! Un de ses fans me demande de prendre une photo de lui avec son idole... Voyez le résultat.

A peine deux minutes plus tard, Fabrice me dit : ''Hey, c’est Pamela Anderson !'' J’éclate de rire en me retournant, et là je vois la blonde plantureuse passer devant moi… Elle est avec son fils, en bikini et débardeur, et va saluer son ex Kelly Slater. Surréaliste ! Deux anciens acteurs d’Alerte à Malibu réunis ici, au pied d’un poste de sauvetage sur Malibu Beach… Fabrice est littéralement en transe. Je suis sûr que certains n’y croient pas, et je les comprends ! Voici la preuve :

On est donc restés une bonne demi-heure à observer les prouesses d’un grand pro du surf (impressionnant), et à mater du coin de l’œil une starlette sur le déclin. On fait décidément de drôles de rencontres à Los Angeles.

J’invite les fans de Kelly et de Pamela à regarder l’album ''+ de photos''…

 




On est à LA !

{ 11:38 , dimanche 27 mai 2007 } { 2 commentaires } { Lien }

Jour 12 : Needles (California) – Los Angeles

 

Ce dimanche commence par une énorme bouffée de chaleur, en ouvrant la porte de la chambre de motel… Il est 10h30 et un soleil écrasant tape sur le parking. Selon le patron des lieux, il devrait faire 115°F aujourd’hui, soit 46° à l’ombre. Sauf qu’il n’y a pas d’ombre ! Imaginez le cagnard… Climatisation à fond, on emprunte un long tronçon de Route 66, toujours en plein désert de Mojave. La route est une longue ligne droite, avec des creux et des bosses. Nous passons près du cratère d’Amboy, un volcan entouré de pierres de lave à plusieurs kilomètres à la ronde.

Un peu plus loin, on manque le mythique Bagdad Cafe. On se rendra compte plus tard qu’il fallait emprunter un chemin perpendiculaire pour y accéder… Dommage, ça devait être le lieu de notre petit déj’… On s’arrête finalement à Ludlow, 160 kilomètres après Needles. Il y a là un Coffee Shop plutôt sympathique (mais moins que le Frontier Cafe d’hier), avec une carte assez riche et un accueil très gentil (comme souvent aux USA). Fabrice choisit un café avec des céréales, du lait et des toasts. J’opte pour un brunch : café, pancakes et burger maison. Ce sera le seul repas de la journée.

Depuis Albuquerque, la 66 longe quasiment toujours une voie ferrée. Les trains de marchandises s’y succèdent à rythme soutenu. D’ailleurs à Flagstaff, on entendait l’horrible sifflement de ces convois à peu près tous les quarts d’heure, jour et nuit. Les trains sont toujours interminables, comme celui qui nous a coupé la route aujourd’hui.

Nous croisons aussi toujours régulièrement ces vieilles bâtisses désaffectées, vestiges de la grande époque de la Route 66…

  

On alterne toujours les passages sur l’autoroute et les morceaux de 66, dont le dernier entre Barstow et Victorville. On roule désormais vers le sud, et après une dernière incursion sur la route mythique dans la traversée de San Bernardino, nous préférons gagner du temps (marre des feux rouges) et terminer sur l’autoroute. Celle-ci comporte bientôt cinq voies, puis six… C’est déjà la grande banlieue de Los Angeles. La traversée de la mégalopole est interminable. Vers 19h, nous sortons à Santa Monica avant d’arriver quelques minutes plus tard au bord du Pacifique. Ici le ciel est plus nuageux, et l’air pas très chaud. Le coucher de soleil sur la mer, ce sera pas pour ce soir ! Côté vue, bof, on dirait Cannes en pire. On va quand même marcher un peu sur le sable fin… Ca fait tellement plaisir de voir la mer après tant de montagnes et de désert !

 

 

Puis, on se met en route pour trouver notre auberge de jeunesse repérée dans le Routard. Circuler dans LA, vous l’imaginez, c’est un bordel pas possible. On finit par trouver l’endroit, non loin de l’aéroport de LAX, à Inglewood au sud-ouest du centre-ville de Los Angeles. C’est excellent, pas cher et avec plein de jeunes du monde entier, bref de belles rencontres en perspective… Je vous en reparlerai plus longuement dans les prochains jours, puisqu’on devrait passer un peu de temps ici. Allez, je rejoins Fabrice au bar pour enfin débuter cette première vraie soirée californienne.




Voyage dans le temps

{ 11:55 , samedi 26 mai 2007 } { 0 commentaires } { Lien }

Jour 11 : Flagstaff (Arizona) – Needles (California)

 

Apres avoir fait nos adieux à Flagstaff, nous reprenons la Route 66. Il est environ 11h30 et pour la première fois, les panneaux indiquent la direction de Los Angeles… L’océan se rapproche ! Suivant scrupuleusement les indications du guide, on tente de trouver la ville presque fantôme de Bellemont. Raté, premier cul de sac de la journée. Nous étions pourtant bien sur la 66, mais aucun panneau ne nous a avertis de la fin du tronçon. Encore une fois, nous sommes contraints de prendre l’Interstate 40, mais heureusement pas pour longtemps. Vers Ashfork débute une longue portion de route mythique qui en plus s’écarte de l’autoroute. Le ruban d’asphalte serpente entre les montagnes, encore un paysage de carte postale.

Nous marquons un premier arrêt à Seligman, un lieu-dit très typique de ce qu’est la 66 dans l’imaginaire populaire. Sur le bord de la route, l’ancienne station-service a été transformée en fast food, et les deux bâtiments qui abritaient sans doute des restaurants sont aujourd’hui des boutiques de souvenirs. Mais le décor lui est quasi intact, presque kitsch. Ici, aucune trace de modernité. On se croirait revenu dans les sixties.

Les bikers sont nombreux en ce samedi, souvent en couple et presque toujours cheveux au vent. Pour tout possesseur d’une Harley, la Route 66 est un pèlerinage obligé…

 

A l’intérieur du minuscule fast food, les cartes de visite tapissent les murs comme autant de traces laissées par les visiteurs (dont un commercial de chez Ricard à Rennes…). Le patron plaisante avec tous les clients. Cela semble être sa marque de fabrique. Ce clown moustachu nous sort son arme favorite : l’attaque a la moutarde piégée !

Plus loin, autre endroit en dehors du temps : Truxton. Sur la droite, une station-service desaffectée. A gauche, un motel-restaurant signalé dans notre guide : le Frontier Café. Ce diner ultra typique servirait les meilleurs plats de toute la Route 66. Ca tombe bien on a un léger petit creux. A l’intérieur, il y a plus de personnel –trois femmes– que de clients. Verdict : on y mange effectivement très bien pour pas cher, et l’excellent café est servi à volonté. J’expérimente donc le repas au café, une pratique apparemment courante aux USA.

 

A partir de Kingman, ça se complique. On prend par erreur la direction de Las Vegas (non j’ai même pas fait exprès !) sans pouvoir faire demi-tour pendant plusieurs kilomètres. Ensuite, on retrouve la 66 mais elle se transforme brutalement en piste caillouteuse au milieu du désert… On décide de continuer jusqu’à tomber une fois de plus sur une impasse au pied des montagnes. Et hop, au moins une heure de perdue. Décidément, cette route est horriblement mal indiquée. On voudrait égarer les touristes en plein désert qu’on ne s’y prendrait pas autrement… Du coup, on abrège en reprenant l’autoroute. Peu avant le coucher du soleil, nous quittons ce magnifique état d’Arizona en franchissant le fleuve Colorado. Dès l’entrée en Californie, des palmiers font leur apparition dans le paysage. Le terme de cette journée sera l’horrible ville de Needles, déprimante à souhait. Sur la carte, ça avait pourtant l’air bien, sur les berges du Colorado et tout... En fait, c’est atrocement laid. Il n’y a pas de centre-ville et pas l’ombre d’un bar. Flagstaff nous manque déjà ! Enfin bon c’est l’occasion de se coucher tôt. En plus la chambre de motel est top : deux grands lits, climatisation, frigo… pour seulement 45$. Demain pas mal de route, de jolis tronçons de 66 en perspective, et au bout… le Pacifique.

 P.S. : L'album photos sera remis a jour demain...




Plein les yeux !

{ 03:18 , samedi 26 mai 2007 } { 4 commentaires } { Lien }

Jour 10 : Grand Canyon (Arizona)

 

Qui aurait cru qu’on puisse se plaire à Flagstaff, ville méconnue du nord de l’Arizona ? Et pourtant Fabrice et moi sommes tombés sous le charme de cette cité de 57 000 habitants. Au point d’y revenir ce soir, dans le même hôtel. Située au pied des montagnes (notamment du Mont Humphreys, point culminant de l’Arizona, 3850 m), Flagstaff est à la fois jeune et conviviale. La preuve : hier en seulement quelques heures, j’ai rencontré davantage de gens qu’au cours des huit jours précédents… Ici, on peut très facilement discuter avec n’importe qui, y compris les commerçants. Bref, après avoir fait la fermeture du bar Maloney’s (excellent !) vers 2h, des jeunes croisés dans la rue nous ont emmenés à une soirée privée dans une petite maison. Ca c’est de l’immersion ! On a échangé avec plusieurs personnes ; des moments aussi inattendus qu’enrichissants… Il est plus de 4h quand on rejoint notre chambre au Monte Vista.

C’est vous dire si le réveil a été difficile… D’ailleurs c’est un employé de l’hôtel qui nous sort (gentiment) du lit à 11h15, alors qu’on était censés rendre la chambre à 11h ! Heureusement, le planning du jour n’est pas trop chargé. Après un détour pour acheter un nouvel appareil photo, nous prenons la route du Grand Canyon, situé à une centaine de kilomètres au nord. Le paysage est assez boisé, on traverse notamment une forêt de conifères. A l’approche du célèbre Parc National, nous évitons le péage (25 $) grâce au pass prêté par mon pote Stéphane ''Zok'' (merci encore pour tous les bons plans). Arrêt sur un premier parking du South Rim (le coté sud du canyon), et quelques dizaines de mètres plus loin… WHAOU !!! Il est là, grandiose, s’étendant à perte de vue. Le Grand Canyon est tout simplement magique, je crois que tous les superlatifs du monde ne suffiraient pas...

S’il n’est ni le plus profond, ni le plus large, ni même le plus long au monde, le Grand Canyon est de l’avis général le plus impressionnant. Jugez plutôt : 446 km de longueur, 1525 m de profondeur moyenne jusqu’au fleuve Colorado, et 16 km de largeur moyenne… Il existerait depuis plus de six millions d’années selon les géologues. On distingue d’ailleurs sur les falaises les différentes strates qui racontent l’histoire du continent américain.

 

Nous parcourons la route de South Rim sur une quarantaine de kilomètres. Elle longe le canyon et offre de multiples points de vue tous plus époustouflants les uns que les autres. La route passe dans la forêt, et à deux reprises une biche traverse juste devant nous. J’ai aussi pu approcher trois jeunes cerfs pas vraiment farouches, photo à voir dans l’album.

A chaque heure de la journée, la lumière varie et offre un paysage différent. Nous décidons de rester jusqu’au coucher du soleil, à 19h35. Pas une mauvaise idée, vous en conviendrez…

 

Sur la route du retour, nous longeons le Canyon de Little Colorado River, un affluent du fleuve Colorado. Là encore la vue est magnifique, mais il fait trop sombre pour l’immortaliser. Pas trop grave, puisqu’on revient avec une centaine de photos du Grand Canyon. Je sais ça fait beaucoup, mais franchement il le vaut bien. Enfin les plus belles images sont dans nos têtes…

 




On the road !

{ 12:45 , vendredi 25 mai 2007 } { 9 commentaires } { Lien }

Jour 9 : Albuquerque (New Mexico) – Flagstaff (Arizona)

 

Cette fois on est vraiment entrés dans le vif du sujet. Le road trip a démarré sur les chapeaux de roue avec pas moins de 560 kilomètres parcourus cet après-midi (350 miles). Comme prévu, nous avons donc loué une voiture pour 8 jours (642 $ chez Avis). Pour les connaisseurs, il s’agit d’une jolie Saturn Ion, avec boite automatique, climatisation, lecteur CD… Enfin aux USA, tout ça c’est l’équipement de base.

                          

Histoire d’apprivoiser un peu l’engin (bah oui une automatique c’est la première fois !), nous prenons la direction de la plaza d’Albuquerque, dans la vieille ville. On s’arrête quelques minutes pour contempler cet endroit, berceau de la cité (1706 je le rappelle). C’est une place au style purement espagnol. Mais le lieu fait un peu trop touristique avec ses nombreuses boutiques d’artisanat indien. C’est à peine si l’on peut boire un café !

 

Après une petite halte dans un supermarché, c’est enfin l’heure du grand départ. Il est 14h30 quand nous franchissons le Rio Grande, sur la Route 66 en direction de l’Ouest. Quel pied ! On a tellement rêvé de ces instants… Au bout de quelques miles déjà, le paysage est splendide : désertique et montagneux à la fois. En se retournant, on a une belle vue sur Albuquerque.

Non loin de là, nous franchirons le point culminant de toute la Route 66 : 2195m d’altitude à Continental Divide, New Mexico. Un sommet qui comme son nom l’indique, est situé sur la ligne de partage des eaux entre Pacifique d’une part, et Atlantique / Golfe du Mexique d’autre part.

Le problème, mais on le savait déjà, c’est qu’il faut se contenter de brefs tronçons de Route 66, souvent dans la traversée des villes. Le reste du temps, on est sur l’autoroute 40 à chercher des yeux ce qui reste de l’ancienne route mythique. Pire : les fameux secteurs de 66 ne sont pas systématiquement indiqués par des panneaux. Et la plupart des cartes routières actuelles ne les mentionnent même pas. Lorsque vous êtes sur un bout de Route 66, si l’envie vous prend de continuer tout droit en dépit des panneaux vous incitant à reprendre l’autoroute, vous finissez souvent par tomber sur ça :

Et oui, no way… La Mother Road est trop souvent désaffectée, ce qui est vraiment dommage tant ce ruban de bitume amoché a une histoire et surtout une âme clairement palpables. Ce que je trouve passionnant avec la 66, ce sont ces villes fantômes qui la jalonnent.

Le plus bel exemple vu aujourd’hui est Twin Arrows dans l’Arizona. En fait c’est une station-service abandonnée en plein désert. Un lieu vraiment impressionnant, mais que vous ne verrez pas car c’est le moment qu’a choisi l’appareil photo pour rendre l’âme (désolé Ro, toutes mes condoléances). En plus on y est allés deux fois puisque j’avais oublié mes RayBan sur un muret. Comment faire 40 miles de plus pour rien… bref. A cause de ce détour, on a loupé le coucher de soleil sur les montagnes, mais bon y’avait un peu trop de nuages. La nuit était tombée lorsque nous sommes arrivés à Flagstaff. Il était 22h, enfin 21h plutôt puisqu’on a encore franchi un fuseau horaire. C’est dans un bar du centre-ville que nous avons rencontré Richard Cherry. On a sympathisé avec ce quinqua, un peu moins avec sa femme bourrée persuadée que les Français sont tous malpolis. Toujours est-il qu’après avoir parlé avec lui de la Route 66, le gars est allé à sa voiture et nous a ramené un guide spécial, avec tous les tronçons praticables. Grâce à ce cadeau, on est désormais certains de la trouver cette fichue 66… Enfin il ne devrait pas servir avant samedi. Demain, ladies and gentlemen, the Grand Canyon.




Au milieu de nulle part

{ 09:02 , mercredi 23 mai 2007 } { 1 commentaires } { Lien }

Jour 8 : Albuquerque (New Mexico)

Jour 7 : New York City

 

Tout d’abord, désolé de ne pas avoir pu donner de nouvelles plus tôt, mais le message que j’avais écrit de l’aéroport de Houston a été perdu a cause d’un bug de connexion juste avant l’embarquement… Donc nous sommes bien arrivés à Albuquerque, point de départ de l’aventure qui doit nous mener ce week-end en Californie. Peu avant l’atterrissage vers 13h30 heure locale (8 heures de décalage avec la France désormais), le changement de décor se confirme avec sous nos yeux ce paysage lunaire. Sur la vue aérienne de la ville, on aperçoit le fleuve Rio Grande.

 

Posée au milieu du désert a 1500 mètres d’altitude, Albuquerque est la principale ville de l’état du Nouveau-Mexique. Fondée il y a exactement 300 ans, cette vieille cite espagnole entourée de montagnes compte aujourd’hui près de 500 000 habitants (712 000 avec l’agglomération), dont une nette majorité d’Hispaniques et d’Indiens. Albuquerque est traversée par la fameuse Route 66, axe principal du centre-ville dont voici quelques clichés pris cet après-midi (sous une grosse averse).

 

A part ce monument ultra-touristique qu’est la « Mother Road », Albuquerque présente bien peu d’intérêt, surtout quand on n’a pas de véhicule. Ce ne sera pour nous qu’une étape, la plus brève possible. On espère repartir demain…

Fabrice et moi avons posé nos sacs dans un motel bon marché, mais très mal situé puisqu’il est coincé entre deux autoroutes Interstates et assez éloigné de Downtown. Mis a part cela, nous sommes bien installés, avec une énorme télé pour suivre le season finale de LOST qui ne va pas tarder à débuter sur abc…

On est tous les deux très fatigués par notre nuit blanche de la veille. Nous avions quitté Romann et Aurelie vers 19h, quand la soi-disant limousine qui devait leur servir de taxi s’est arrêtée devant nous. En fait, il y a eu un léger malentendu, on nous a expliqué qu’ici une ‘’limo’’ désigne une voiture haut de gamme ! Bref, espérons que le voyage s'est néanmoins bien passé...

 

Apres leur départ, direction un restau italien de Brooklyn, élu ''meilleure pizzeria de NYC 2006''. On a dégusté une pizza aux asperges fraîches et… on a été réellement bluffés. Best pizza ever, Pour Fab comme pour moi. On pourrait presque la qualifier de pizza gastronomique. Avis aux amateurs, ça s’appelle Fornino (187 Bedford Ave). La soirée s’est poursuivie dans un petit bar-concert, dans une ambiance intimiste. Pas le temps de s'attarder : il faut déjà quitter les lieux pour se rendre à l'aéroport de New York LaGuardia, dans le Queens. Il est 3h30 du matin quand on y arrive. Vers 4h, on est au guichet de Continental pour l'enregistrement. Et là, le choc : ''The flight 5:50 to Houston is cancelled due to weather'' (une tempete visiblement).

 

Les hôtesses nous expliquent qu'on est enregistrés pour un vol à 13h30 ! On nous conseille de passer quand même en salle d'embarquement, et après quelques dizaines de minutes d'angoisse, par miracle, on monte dans un avion à 6h30. Passer la journée dans ce terminal sans avoir pu dormir avant... Imaginez ce à quoi on a échappé. La suite vous la connaissez, avec cette escale à l'aéroport international George Bush (!) de Houston, Texas. Et non Houston, on n’a pas eu de problème…

 




Shopping's day

{ 03:23 , mardi 22 mai 2007 } { 6 commentaires } { Lien }

Jour 6 : New York City

De Manhattan, nous n'avons vu que vitrines et boutiques aujourd'hui. Avant le départ, une journée shopping s'impose. Ville commerçante par excellence, New York offre une variété de choix de produits absolument sans égal. En terme de shopping, c'est le must. Et surtout c'est nettement moins cher qu'en France (le cours actuel du dollar y est pour beaucoup). On trouve des jeans de marque à partir de 30$, des Converse pour le même prix (plutôt 50$ pour les nouveaux modèles customisés), et des montagnes de tee-shirts à 20$. Nous avons donc arpenté Broadway entre Union Square et Canal Street. Un secteur où les boutiques de mode ne manquent pas, même si beaucoup se ressemblent.

 

Pause déjeuner peu après 15h au Fanelli de SoHo (déjà testé et approuvé, voir '' Flâner dans les quartiers''). Retour à l'appartement en pleine heure de pointe, un créneau pendant lequel au moins on n'a pas besoin d'attendre longtemps le métro. Rien à voir avec ce soir où on a patienté 25 minutes à 23h30 avant de voir arriver une rame. Mais la correspondance étant annoncée à 26 minutes, on a dû se résoudre à finir le trajet à pied. Voici deux images prises ce soir depuis notre terrasse : ''the roof'' devant Manhattan au soleil couchant.

 

Sinon, petite anecdote : ça fait déjà deux fois qu'on nous demande notre ''ID'' (pièce d'identité) en achetant des bières... Et oui même à 26 et 30 ans, il faut montrer patte blanche pour avoir droit à sa canette (c'est 21 ans minimum). On n'y pensera la prochaine fois... Justement ce soir, nous sommes donc sortis dans un bar de Brooklyn pour fêter cette semaine new-yorkaise qui s'achève. Nous y avons rejoint Rémi et sa copine Ayaka, venue spécialement du Japon pour quelques jours. On était dans un bar de nuit super sympa, assez fréquenté, à trois kilomètres de chez nous. Ambiance tamisée, musique rock à fond, et fumeurs tolérés (ce qui est rarissime ici). L'endroit ferme à 4h du matin mais nous rentrons vers 2h15 pour pouvoir dormir un minimum. Allez, dans 24 heures Romann et Aurélie seront dans l'avion du retour, et pour Fabrice et moi ce sera le début d'une autre aventure... Prochain post (et dernières photos de NYC) : normalement mercredi vers 14h (Heure de Paris), depuis l'aéroport international de Houston, Texas.




Gospel et "soul food" à Harlem

{ 02:27 , lundi 21 mai 2007 } { 5 commentaires } { Lien }
Jour 5 : New York City

Une nouvelle ascension au menu de cette 5ème journée. Après l'Empire State Building et le Rockefeller Center, nous sommes montés sur le toit... de notre immeuble à Brooklyn. Trois étages avec vue plongeante sur le quartier ! En fait on s'est rendu compte que par ici, on pouvait facilement monter sur le toit, chose plutôt rare en France... D'où ce cliché décalé pour bien commencer la journée.

Plus sérieusement, c'est dimanche et nous sommes à Harlem, en plein soleil. Quartier le plus vaste de Manhattan, il abrite le fief historique de la communauté noire. C'est aussi l'un des berceaux du jazz. En attendant, ici, les autoradios des voitures crachent du hip-hop et du ragga à pleine puissance. Des airs de gospel s'échappent des innombrables églises baptistes. En cette heure d'office dominical, assister à une célébration à Harlem est un passage obligé. On tente donc de s'inscruster dans l'un de ces édifices religieux. Refoulés de la salle principale (tenue correcte exigée), les touristes sont visiblement tolérés sur le balcon. Seuls à l'étage, on reste une bonne demi-heure à profiter de ce moment rare. Une centaine de fidèles sont présents, tous sur leur trente-et-un. La plupart des femmes portent des chapeaux, assortis à leurs robes. Même les petits garçons portent le noeud pap'. Mais ce qui est vraiment le plus saisissant, c'est cette ambiance conviviale dans laquelle se déroule la messe. Le prêcheur échange réellement avec ses ouailles. Il y a un orchestre près de l'estrade, avec même un ingénieur du son au centre de la salle. Par respect et par souci de discrétion, nous avons préféré prendre des photos sans flash.

Autre tradition du quartier : la ''soul food'', cuisine noire américaine du sud. La meilleure adresse en la matière est sans aucun doute Sylvia's, sur Lenox Avenue. On s'attable au comptoir, car l'endroit est bondé. Il faut dire que le dimanche midi, un groupe de gospel se produit dans le restaurant. Au menu : BBQ ribbs pour Romann, omelette au fromage pour Aurélie et pour moi demi-poulet grillé aux herbes accompagné de riz et haricots. Un régal pour pas très cher (20$ avec la boisson), ambiance comprise.

Dix-sept rues plus au sud, on entre pour la première fois dans Central Park. LE poumon de New York, rectangle de 340 hectares (6% de la superficie de Manhattan) planté de 260 000 arbres. Le dimanche, le parc est bien sûr extrêmement fréquenté. C'est le site de prédilection des promeneurs, coureurs, cyclistes, rollers et même des adeptes du tennis et du base-ball. Dommage de ne pas avoir davantage le temps d'explorer Central Park, qui mérite à lui seul une journée entière.

La journée se termine dans Downtown par une pinte en terrasse sur le port, et quelques magasins. Romann, voyant la fin de son séjour arriver à grand pas, est pris d'une certaine frénésie d'achats :-) Allez, en bonus le bain de pied quotidien du papy...

L'événement ce soir c'est l'arrivée à New York de Fabrice. Il nous a rejoint à Greenpoint vers minuit, après avoir traîné dans un bar de Chinatown (avec son pote Rémi) en attendant mon appel. Neuf mois que je ne l'avais pas vu, alors vous imaginez bien qu'on ne va pas se coucher tout de suite... D'ailleurs allez, on retourne sur le toit pour voir les lumières de Manhattan.




De Brooklyn Heights à Time Square... by night

{ 10:22 , dimanche 20 mai 2007 } { 0 commentaires } { Lien }

Jour 4 : New York City

Samedi pluvieux sur New York. Après une matinée de repos à l'appartement, nous sortons en début d'après-midi. On monte dans un bus en direction du centre-ville de Brooklyn. Avec deux millions et demi d'habitants, le quartier de Brooklyn est plus peuplé que Manhattan... Il est surtout plus ancien (fin du 17ème siècle), et compte pas moins de 90 groupes ethniques différents, 32 000 entreprises, 1500 églises, synagogues et mosquées... Bref, une ville dans la ville. Nous marchons jusqu'à Brooklyn Heights, quartier résidentiel cossu qui est le refuge des artistes. Beaucoup d'écrivains célèbres y ont élu domicile (Henry Miller, Anaïs Nin et Truman Capote au siècle dernier ; Norman Mailer et Paul Auster aujourd'hui). Les ruelles tranquilles et ombragées sont bordées de belles maisons individuelles et d'immeubles de caractère.

La Brooklyn Heights Promenade offre une vue imprenable sur la skyline de Manhattan, la statue de la Liberté et le Brooklyn Bridge. De nombreuses scènes de films y ont été tournées.

Nous continuons par l'incontournable traversée du pont mythique... Le monument date de 1883 et fut le premier pont suspendu des Etats-Unis.

Arrivée dans Downtown, on passe devant la bourse de Wall Street avant de s'offrir un brin de shopping dans le quartier. Nous terminons au South Street Seeport, au bord de l'East River, où la pluie redouble. Ca tombe bien, c'est l'heure de prendre le métro pour rejoindre Time Square où nous avons décidé de passer la soirée.

Cet endroit est décidément bondé à toute heure... Sans doute le site le plus fréquenté de New York. Nous nous éloignons un peu pour trouver un restaurant sympa, histoire de changer des fast food. Ce sera ''Simply Pasta'', un bon italien sur East 41th Street. Les plats (autour de 12$) sont délicieux. Bon, la bouteille de Chianti est à 31$ (pourtant l'une des moins chères), mais ce soir on se fait plaisir !

A la sortie, nous découvrons Manhattan de nuit pour la première fois. Les lumières criardes de Time Square ont de quoi impressionner...

Pour terminer cette journée, nous remontons Broadway jusqu'à Colombus Circle, une place circulaire à l'angle de Central Park. Retour en métro, puis en taxi faute de correspondance jusqu'à Greenpoint. Ah le réseau new-yorkais... Difficile de s'y retrouver tant il est compliqué. En dehors des heures de pointe, il faut souvent attendre longtemps. Il n'y a jamais d'escalator dans les stations, les tourniquets fonctionnent dans les deux sens, on ne sait jamais vraiment quel métro va s'arrêter à quel endroit (il y a ''express'' et ''local''), et enfin on peut très facilement se tromper de direction. Oui, le métro parisien est beaucoup plus pratique... Comme quoi, tout n'est pas forcément mieux, à New York.




SoHo et Rockefeller

{ 12:58 , samedi 19 mai 2007 } { 3 commentaires } { Lien }

Jour 3 : New York City

Cette journée commence au Grumpy Café de Greenpoint, à deux pas de chez nous. Une adresse conseillée par l'un de nos contacts sur place, qui nous a indiqué quelques bons plans new-yorkais. C'est toujours appréciable pour tenter de découvrir le NY authentique et ses habitants, plutôt que de se contenter des clichés de carte postale...

[paragraphe modifié en octobre 2008 à la demande de l'hébergeur : cette personne -qui aime visiblement chercher son nom sur Google- a refusé d'apparaître dans ce blog, ce qui est son droit.]

Plus tard, on ira donc déjeuner au Fanelli Café, dans SoHo (l'enseigne rouge à l'arrière-plan sur la photo qui précède). Une adresse à recommander ! Ambiance chaleureuse, cuisine simple et variée... C'est excellent et pas très cher. D'ailleurs, l'endroit -plutôt branché- ne désemplit pas, même après 14h. Un repaire de bobos, à l'image de ce quartier sympa que nous n'avions fait que survoler le premier jour. Au pied des lofts, de nombreuses boutiques ''fashion'' et pas mal de galeries.

Notre exploration de Manhattan s'est aussi étendue à de nouveaux (beaux) quartiers. Murray Hill le matin (descente de Park Avenue) et les tours de Midtown l'après-midi, en particulier le complexe du Rockefeller Center. Cet ensemble comprend notamment le Radio City Music Hall. Nous entrons dans le bâtiment principal, le fameux GE Building surnommé le ''30 Rock'' (il est situé au 30 Rockefeller Plaza). Cette tour abrite les studios de la chaîne de télévision NBC, l'un des trois grands réseaux américains. On décide de se faire le ''Top of the Rock'', la montée au 70ème étage pour profiter d'une nouvelle vue panoramique sur New York. On a même droit en préambule à une petite expo multimédia sur l'histoire du Rockefeller Center. Franchement, là haut le spectacle rivalise largement avec celui du 86ème étage de l'Empire State. Déjà là au moins on a l'Empire sur la photo :-) Mais surtout c'est le plus beau point de vue sur Central Park, qui commence à une dizaine de blocs au nord. En plus, il n'y a pas de grillage comme sur la terrasse de l'Empire, bref je trouve ça encore plus impressionnant. On reste sur ce toit plus d'une demi-heure, on en fait le tour encore et encore. Impossible de se lasser d'un tel panorama. Jamais les photos ne suffiront à retranscrire la magie de ces instants...

Après un détour par Central Park South, la rue qui borde la partie sud de l'énorme poumon de Manhattan, nous rentrons par la East 57th Street où sont alignées, non loin de la 5ème Avenue, toutes les boutiques de luxe. Louis Vuiton, Dior, Chanel, Yves-Saint-Laurent, Prada et autre Mont Blanc tous collés les uns aux autres ! Un tir groupé que doivent apprécier les stars de passage à New York. D'ailleurs, une petite boutique de mode exhibe à l'entrée ses ''trophées'' (John Travolta, Snoop Dogg, Britney, et même Bill Clinton).

Grand absent de cette journée : le soleil. Il n'a pas plu mais avec le vent, il faisait plutôt frisquet. Une douzaine de degrés de moins qu'hier (12° au thermomètre à 15h30), et le week-end s'annonce encore plus morose. Leçon retenue, on se couvrira mieux demain ! A part ça ? Ici, la nomination du Premier Ministre français n'a fait qu'une brève dans la page internationale du journal gratuit ''Metro''... Non l'événement majeur c'était la chute très grave d'une passante, blessée après l'effondrement d'une plaque d'égoût dans Midtown. Du lourd.




Flâner dans les quartiers

{ 10:59 , jeudi 17 mai 2007 } { 2 commentaires } { Lien }

Jour 2 : New York City

Après les quelques étapes incontournables de notre premier jour, place aujourd'hui à un itinéraire davantage en dehors "des sentiers battus". Il fait beau, on a tout notre temps, alors autant se laisser porter par le charme de New York. En un mot : on improvise. Levés aux aurores, on quitte l'appartement vers 8h pour une longue marche vers Manhattan (Environ 4 kilomètres). Histoire d'emprunter au moins une fois l'un de ces ponts impressionnants qui relient l'île centrale de New York aux autres quartiers de la ville. Le plus proche pour nous est le Williamsburg Bridge. Il nous faudra près d'une demi-heure pour traverser ce mastodonte d'acier de plus de deux kilomètres de long (qui comprend à la fois une autoroute, une ligne de métro, et une piste cyclable). Au passage, la vue au-dessus de l'East River vaut le détour.

A l'arrivée dans East Village, petite pause café dans un fast food. Je tente les pancakes, Romann et Aurélie préfèrent le "Croissan' Which", un burger avec une sorte de galette aux oeufs brouillés surmontée d'un pain en forme de croissant... On poursuit en déambulant dans les petites rues de Little Italy et de Nolita (qui signifie North Little Italy). Ici, les boutiques n'ouvrent qu'à midi, dommage il n'est même pas 10h du matin ! Un peu plus loin, on rejoint Broadway où les grandes enseignes, elles, sont bien ouvertes. Petite parenthèse shopping (ah les fameux tee-shirts NYPD...) avant de prendre un métro pour remonter vers le nord. Nous ressortons à Midtown devant l'immense magasin Macy's, à deux pas du Madison Square Garden. La salle mythique qui accueille les grands concerts et les rencontres de NBA des New York Knicks... Malheureusement, impossible de jeter un oeil à l'intérieur. Il faudra se contenter du hall d'entrée.

Nous avons prévu de déjeuner dans le quartier de West Village. Pour le fun, on s'offre une descente de la 9ème avenue dans un fameux taxi jaune. Sympa et pas cher. Côté food donc, on a choisi le Corner Bistro, petit restau de quartier salué dans plusieurs guides pour la qualité de ses burgers (qui seraient, dit-on, les meilleurs de la ville). Verdict : le burger maison est effectivement plutôt pas mal, en tout cas sans aucune comparaison avec ceux des grandes chaînes de fast food. On a aussi goûté une bière locale, la Brooklyn Lager (une blonde très amère). Bref, le plein de calories... Enfin chacun sait qu'on ne vient pas aux "States" pour la gastronomie.

Pour digérer, les petites rues de Greenwich Village sont parfaites. Un vrai havre de paix, calme et apaisant, avec des immeubles cossus, un brin de verdure (ce n'est pas si fréquent à New York) et de charmants petits cafés, restaurants, salons de coiffure, boutiques d'antiquaires... On a eu un vrai coup de coeur pour ce quartier. On continue vers l'Ouest jusqu'à l'Hudson River. Petit moment de détente sur une pelouse du parc du même nom. A l'arrière plan : les tours de Jersey City, dans l'état du New Jersey.

Retour par la West 10th street jusqu'à Broadway où nous prenons le métro pour retourner à Greenpoint, Brooklyn. Notre quartier, où l'on se perd encore... A notre décharge toutes les rues se ressemblent, les commerces aussi, et on n'a aucun plan du secteur. Mais ça commence à rentrer... Objectif de demain : ne pas avoir à demander notre chemin à Brooklyn ! Heureusement que les New Yorkais sont vraiment sympas. Ouverts, tolérants, toujours prêts à rendre service. Hier, une dame nous a même proposé de l'aide spontanément ! Les Parisiens devraient en prendre de la graine, tout comme dans le domaine de la propreté des rues. A Manhattan, tout est nickel. Pas besoin de regarder où l'on met les pieds sur le trottoir : il n'y a pas une crotte, aucun déchet, nada !

Bon après 48h, à part les jambes en compote et les pieds en lambeaux, tout va bien ! Au moins 7-8 kilomètres parcourus encore aujourd'hui... Et demain, ce sera pire.

Pour plus de photos, rendez-vous dans l'album (lien en haut à droite).




A l'ombre des gratte-ciel

{ 07:52 , mercredi 16 mai 2007 } { 2 commentaires } { Lien }

Jour 1 : New York City

Il est à peine 9h lorsque nous émergeons des entrailles de Downtown. Les yeux levés très haut... Forcément, le lieu impressionne quand on est arrivés depuis à peine 12 heures. Le quartier sud de Manhattan, haut lieu de la finance mondiale, grouille déjà de cadres en costume, le café à la main. Nous les imitons en entrant chez Starbucks, chaîne de référence pour déguster à toute heure un "ptit noir" (ou plutôt un grand, dans un gobelet de 40cl). J'y ai même trouvé un croissant... Ici, le soleil -pourtant bien présent ce matin- ne perce pas entre les gratte-ciel. C'est tout le quartier qui est plongé dans l'ombre. En revanche, les tours n'empêchent pas le vent de s'engouffrer dans les avenues. On commence par vouloir prendre une photo du Brooklyn Bridge, en allant sur la côte sud-est de Manhattan. Impossible, le célèbre pont métallique est à moitié masqué derrière l'énorme autoroute surélevée qui fait office de "bord de mer". L'image serait atroce. Direction la côte sud-ouest, et le Battery Park. La Statue de la Liberté est là, au large. Il faut zoomer au max pour l'apercevoir sur la photo. Plutôt qu'un mauvais cliché de l'original, j'ai préféré vous montrer une bonne imitation (humaine)...

Nous avons renoncé à faire l'interminable file d'attente pour emprunter l'un des ferries blindés de touristes qui approchent la "Liberty Enlightening the World". Quelques blocs plus haut se trouve le plus gros chantier de New York. Un trou béant entouré de clôtures, et de japonais excités. "Ground Zero" est depuis six ans un haut-lieu du tourisme, je trouve que cet endroit fait froid dans le dos. Il n'y a pas grand chose à voir, à part le ballet des machines. Et une jolie stèle, des panneaux avec les noms des victimes, quelques roses fanées épinglées sur les grilles... Le futur bâtiment sera une tour de verre de 541 mètres... Vu l'avancement des travaux, ce n'est pas pour demain. Officiellement, 2012.

Après la pause déjeûner (dans un Burger King de Fulton), nous remontons Broadway, grande et célèbre artère qui traverse Manhattan du nord au sud. Arrêt dans plusieurs boutiques. Détour par les rues de Soho, quartier bobo par excellence, où nous reviendrons peut-être plus tard. On décide d'aller en métro jusqu'à Time Square, pour une première découverte de ce lieu symbolique de New York. Evidemment les grandes enseignes lumineuses (écrans plasma géants, énormes affiches publicitaires...) seraient encore plus impressionnantes de nuit. Mais déjà, ça claque ! Le quartier est noir de monde. Un  gigantesque bandeau défilant nous annonce les nouvelles, dont -entre autres- : "Nicolas Sarkozy takes office as president of France". Y'a des jours où on est bien contents d'être là où on est...

Puisque l'on est dans Midtown, et que l'Empire State Building se dresse à quelques centaines de mètres à vol d'oiseau, nous poursuivons notre marche en direction du gratte-ciel. Finalement c'est assez loin... Une fois à l'angle de la 34ème rue et de la 5ème avenue, nous entrons dans l'imposant bâtiment. La vue du sommet s'impose... Ce sera 18$, et encore en évitant les options trop "piège à touristes" (audioguide, photographe, et sempiternelle boutique de souvenirs). Au 86ème étage, le panorma (à 360°) est vraiment magique, même si la visibilité est un peu réduite par le brouillard (on voit bien jusqu'aux limites du Bronx au nord, et jusqu'au grand pont suspendu "Verazzano Bridge" au sud). La Statue de la Liberté, les tours du Financial District, tous les grands ponts, l'étendue verte de Central Park... Tout y est. Une vraie carte postale.

Déjà épuisés par des kilomètres (euh... pardon des miles) de marche, retour à la casa en métro (3 rames différentes). C'est alors que la météo nous prend de court. A l'arrivée à Greenpoint vers 16h30, on dirait presque que la nuit est tombée. Ciel menaçant, éclairs, rafales de vent et pluie battante ! On prend le temps de s'arrêter acheter quelques fruits et légumes pour notre dîner à l'appart. Rassurez-vous, on n'a pas oublié les bières ! Et on a déjà pris le réflexe très américain d'acheter des cafés à emporter au "deli" du coin (petites alimentations de quartier, à l'origine tenues par des juifs). Une soirée calme en perspective donc... Allez bonne nuit la France, et en plus demain c'est férié !




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